Il existe mille et une définitions d'un con, voici la description physique de l'un d'entre eux :
petit homme replet rassuré par l'apparence médiocre des autres sans s'avouer que lui-même en est le parangon, qui se dit qu'il faut nuire aux autres pour éviter qu'on lui nuise, de petits yeux bleu très rapprochés, ronds, fureteurs et méfiants à forte mobilité car le con est aussi paranoïaque et surveille constamment les personnes qui l'entourent, il épie mais refuse d'être épié ; un corps faussement immobile car il ne sait pas s'engager dans la moindre direction ; le con est pédant :une fine moustache blanche peignée et taillée, le cheveu lisse teint à la façon grand-mère, la mine chafouine ; engoncé dans un costume marron étroit chemise blanche, cravate rayée ou quelquefois un noeud papillon ou une légion d'honneur comble du ridicule et de la suffisance. (août 2005)
vendredi 29 août 2008
mercredi 27 août 2008
mal de tête
Sa tête bourdonnait depuis quelques minutes. Il se massait les tempes du bout des doigts, dans le sens des aiguilles d'une montre puis dans le sens inverse en espérant être soulagé, au moins faire redescendre la tension artérielle. Il savait ce qui lui donnait ces névralgies : le bruit. Autour de lui un bruit continu l'agressait, non pas un ronronnement monotone comme celui d'une machine accomplissant une tâche répétitive mais un fort brouhaha d'où fusaient des cris graves ou des rires aigus. Il lui arrivait d'ouvrir les yeux mais c'était pire encore! Comme il avait enlevé ses lunettes de myope il ne percevait que des formes mouvantes, certaines assises d'autres debout, dans une gigantesque impression de mouvement. Il avait envie de crier : Assez! mais sa bouche était trop sèche et sa voix manquerait de force. Sa respiration était haletante et il se demandait où il trouverait la force nécessaire pour continuer d'inspirer. En avait-il simplement l'envie? Il se disait qu'il se ferait alors remarquer et il avait presque peur, oui peur, de perturber un "ordre" qui s'était installé depuis trop longtemps et qui lui échappait. Seulement percevait-il le temps qui s'écoulait, trop lentement, et qui le rapprochait de la fin. Il parlait à lui-même, priait aussi. Il parlait de plus en plus fort comme on se débattait et plus il parlait fort mieux il se sentait, il se sentait tout simplement. Alors ses sens engourdis se remettaient en marche et il se disait : voilà ce qu'il faut faire, parler et ne rien entendre! Mais à cet exercice-là, lui, qui n'était pas un bavard, parvenait rapidement àr s'essouffler et à ne plus savoir que dire et enfin il s'apostrophait en se reprochant de soliloquer bêtement.
Pourtant il réussit par prononcer une phrase intelligible, même s'il ne fut pas certain d'avoir été entendu : On reprendra le cours demain, c'est sûr vous serez plus calmes! Puis, délivré par la sonnerie, il contemplait la masse des élèves qui se dirigeaient vers la sortie l'ignorant impitoyablement. (9 janvier 2006)
Pourtant il réussit par prononcer une phrase intelligible, même s'il ne fut pas certain d'avoir été entendu : On reprendra le cours demain, c'est sûr vous serez plus calmes! Puis, délivré par la sonnerie, il contemplait la masse des élèves qui se dirigeaient vers la sortie l'ignorant impitoyablement. (9 janvier 2006)
lundi 25 août 2008
Faire-part de naissance
Bonjour à tous,
aujourd'hui, lundi 25 août 2008, vient de naître ce blog que j'espère alimenter régulièrement de mes profondes réflexions, de mes saillants traits d'humour, ou de confidentielles et inédites informations. (Tu parles!)
Je vous prie d'excuser la platitude du message mais je vais m'améliorer. D'ailleurs comprenez le titre : un palimpseste est "un parchemin manuscrit dont on a effacé la première écriture pour pouvoir écrire un nouveau texte" ce qui veut dire que je considère tout ce que j'écris comme un brouillon sans cesse améliorable.
Scripturalement vôtre,
Cédric
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